jeudi 9 décembre 2010

Breathin Calling.

Paul Kalkbrenner

Chèèèèèèèèèèèèèèèèèèèèère populace virtuelle adulatrice de sons électroniques rythmés et parfois disgracieux, bonsoir.

L'apparente et récente profusion d'articles sur ce blog qui a décidé d'hurler son amour à la musique aura provoqué en vous un déclic qui, je l'espère, vous poussera à engloutir tous les morceaux de bonne musique électronique que nous vous conseillons ou que vous trouvez par vous mêmes et ce, sans aucune modération quelle qu'elle soit.

Etant donné que je possède une prédisposition plutôt prononcée à raconter ma vie, je vais vous expliquer que j'écris cet article à 02:14 du matin parce que je suis incapable de trouver le sommeil ou du moins parce que je le fuis et que pour m'aider à écrire sans monotonie, je me suis éloigné de la musique de Yann Tiersen qui m'a accompagné tout l'après-midi et d'autres Ave Maria, J'ai perdu mon Eurydice ou encore Hymne à la joie que j'ai pu écouter ces jours-ci.

Voyez, un véritable autobiographe indésiré.

Le son qui m'accompagne ce soir est celui d'un terriblement fameux et internationalement reconnu DJ et producteur allemand qui a débuté en tant que trompettiste jusqu'à 13 ans avant de se lancer dans l'électro et la techno en 90...

Je suis ? Je suis ?! Je suiiiiiiiiiiis ?!?!


Paul Kalkbrenner mesdames et messieurs ! Voyons, je suis sûr que ce nom vous est familier d'une quelconque façon que ce soit. Non mesdames, ce n'est pas une marque de machine à laver. Non messieurs, rien à voir avec une écurie automobile.
Certes, M. Kalkbrenner se la raconte un peu touche-à-tout (cf. cette interview, qui par ailleurs vous fera découvrir quelques artistes sympas tels qu'Agoria ou Siriusmo) mais son domaine de prédilection reste la musique électronique.

Pourquoi dis-je qu'il touche à tout ? Berlin Calling, film de référence de tous les junkies écervelés et clubbers ignorants au scénario fade ayant un air de déjà vu à la Vol au dessus d'un nid de coucou, à la mise en scène pâteuse et au mauvais jeu des acteurs (dont Kalkbrenner en acteur principal, désolé pour lui). Le pire est certainement que la quasi totalité des inconditionnels de ce film l'idolâtre en croyant que c'est une autobiographie de notre cher Paulo alors que ce n'est à la base qu'un scénario sur lequel il a été appelé pour faire la bande son (qui ceci dit, déchire sa race la p*te, on ne peut le nier), puis sur lequel il s'est permis de donner quelques conseils avant de s'emparer du rôle principal.
Sachez que Paul Kalkbrenner, on lui donne ça, il prend CA.

Bien, commençons à parler musique un peu, voulez vous ?!

J'ai écouté pour le moment trois de ses albums qui sont terriblement bons. Il y a Self (2004), Reworks (2006) et Berlin Calling (2008). Reworks est, comme son nom l'indique, des retouches par d'autres amis mixeurs de Paulo de morceaux de Paulo (préalablement sortis sur d'autres albums, ça va de soi).

Paul Kalkbrenner a beau avoir une tête de con, on ne pourra jamais lui enlever le fait qu'il compose bien plus que de la musique, il compose un univers qui lui est propre. Ce sont de petits sons électroniques que l'on peut retrouver de partout (sonnerie de portable, de micro onde, de réveil, d'ascenseur, de tractopelle...) qu'il mixe et qu'il harmonise suivant un état d'âme. Paul Kalkbrenner, c'est une symphonie de bruits quotidiens qui peut jouer autant du Beethoven que du Wagner. Paul Kalkbrenner, pour reprendre un artiste que j'écoutais récemment et qui, a priori, est totalement opposé à celui-ci, c'est du Yann Tiersen version électro.


Sûrement va-t-on me cracher au visage très prochainement, un Dimanche autour d'une table remplie de mets familiaux par exemple, ou Samedi soir dans une cohue amicale, mais à coup sûr le fera-t-on pour me reprocher d'avoir tenu des propos beaucoup trop emphatiques et étoffés à l'égard de M. Kalkbrenner, qui n'est quand même pas Michael Jackson. No comment.

Pour reprendre l'idée que Paul Kalkbrenner essaie de faire passer de sa musique dans l'interview de sa musique, pour ceux qui auraient le courage de tout lire :



On ne décrit pas Paul Kalkbrenner, on le vit.

Alors vivez.






Vivez encore.






Et terminez votre vie ici.



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